En juillet 2018, les experts de l’OMS indiquent avoir « observé que le CBD est en général bien toléré avec un bon profil d’innocuité » c’est-à-dire de non-nuisibilité, à l’instar des vaccins.

Ces derniers ont cependant constaté des effets indésirables tels qu’ « une perte d’appétit, de la diarrhée et de la fatigue ».

Une étude canadienne menée en 2018 note quant à elle des effets indésirables « peu sévères ».

Au-delà de ces effets secondaires, le CBD n’est pas adapté à tous les consommateurs que ce soit en raison de leur profil ou de leur pathologie.

De plus, le risque d’effets indésirables peut être atténué en prenant certaines précautions de consommation.

Effets indésirables & recommandations

perte d'appétit CBDIl faut bien distinguer les effets secondaires (potentiels) du CBD et les effets liés à la situation du consommateur lui-même. C’est la raison pour laquelle il existe des recommandations, en fonction du profil des individus.

Les potentiels effets secondaires du CBD

Parmi les effets secondaires, on retrouve une modification de l’appétit, une altération du sommeil ainsi que des troubles digestifs. Attention toutefois, car les recherches en termes d’effets indésirable sont très limitées et subjectives.

Une altération de l’appétit

Le CBD est utilisé par certaines personnes pour perdre du poids, puisqu’il permettrait de diminuer la sensation de faim, à la différence d’un autre cannabinoïde bien connu.

Le THC est en effet utilisé pour augmenter l’appétit des personnes atteintes de certaines pathologies et contraintes de suivre un traitement lourd.

Les recherches sur ce sujet sont loin d’être abouties ; il est donc nécessaire d’être vigilent quant à de telles conclusions.

Des troubles digestifs

Troubles gastriques, nausées, maux de ventre… Le CBD aurait chez certains individus un effet indésirable sur leur système digestif.

Cependant, et cela pourrait sembler paradoxal : le CBD pourrait « atténuer les symptômes et améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie de Crohn, » une « pathologie liée à une hyperactivité du système immunitaire digestif et qui atteint plus de 120 000 personnes en France ».

Troubles du sommeil

CBD et trouble du sommeilUne étude publiée en 2019 rappelle que « 160 mg de cannabidiol avant d’aller se coucher avancerait l’heure d’endormissement ». La molécule serait donc consommée par les personnes souffrant d’insomnie (jusqu’à 20% des français).

Sans surprise, chez certains consommateurs, le CBD provoque donc des troubles de l’endormissement ; ceux-ci se réfugiant dans leur sommeil plus rapidement que d’habitude.

Toutefois, les troubles du sommeil en tant qu’effet secondaire peuvent être le fait de composants ajoutés au produit, tels que la mélatonine.

Précautions d’utilisation du CBD

Certains individus doivent s’abstenir de consommer du CBD, car cela présenterait des « risques » d’effet secondaire plus importants. Si cela relève parfois du bon sens pour certains consommateurs (enfants, femmes enceinte), dans d’autres cas de telles restrictions s’expliquent par différentes pathologies préexistantes.

Les femmes enceinte

Sans surprise, les femmes enceinte sont tenues de s’abstenir de consommer du CBD lors de la grossesse d’abord puis lors de l’allaitement ensuite. Le CBD pourrait être toxique pour le développement de l’embryon puis du nourrisson.

L’épilepsie des enfants

Les études en termes de traitement à base de cannabidiol pour soulager les symptômes de l’épilepsie sont avérées. Il s’agit évidemment de l’unique cas pour lequel les enfants peuvent « consommer » du CBD, c’est-à-dire en tant que prescription médicale.

Les malades du foie

Les personnes souffrant de maladies du foie devraient s’abstenir de consommer du cannabidiol ou en consommer avec modération.

Pression artérielle anormale

CBD médicalEn 1986, une étude publiée par le International Journal of Neuroscience indiquait que le CBD aurait pour effet secondaire de provoquer de l’hypotension, c’est-à-dire une « tension artérielle plus basse que la normale ». Cela provoque des étourdissements et des vertiges.

Vigilance donc, et abstinence éventuelle pour les personnes qui rencontrent des problèmes de pression artérielle puisque l’avis du médecin à ce sujet est nécessaire.

La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est « une maladie neurodégénérative caractérisée par la destruction d’une population spécifique de neurones ». Il se pourrait que le cannabidiol puisse aggraver ces symptômes, tels que les mouvements musculaires mais également les tremblements.

Toutefois, une étude de 2014 indique un effet possiblement positif de la molécule sur la qualité de vie des malades, précisant qu’une dose administrée supérieure à 300 mg par jour aurait pour conséquence des effets similaires aux sujets ayant reçu un placebo.

CBD & traitement médical

La mention d’éventuels bienfaits thérapeutiques sur l’emballage de votre produit doit être proscrite « sous peine de sanctions pénales ». Le CBD n’est donc ni un traitement, ni ne lui est substituable.

Si votre médecin vous prescrit un traitement médical, prudence ! Il se peut que son efficacité soit altérée par la consommation de cannabidiol. Le mieux est donc de s’abstenir jusqu’à la fin du traitement ou de demander conseil à un spécialiste de santé.

Effets secondaires ou mauvais usage ?

Nous l’avons vu, il existe différents effets secondaires, et certaines personnes sont tenues de s’abstenir de consommer du CBD. Cependant, les études à ce sujet sont minimes, et il faut noter que les effets indésirables pourraient corrélés à une qualité moindre, à un mode de consommation inadéquat, ou encore à un mauvais dosage.

La méthode d’extraction à base de C02 à privilégier

extraction cbd co2En 2017, le comité OMS d’experts de la pharmacodépendance considère que le CBD en tant que tel « ne semble pas être nocif pour la santé ».

En revanche, la méthode d’extraction classique de la molécule comprend parfois l’utilisation de solvants permettant de filtrer la solution, altérant ainsi la qualité du CBD.

La méthode la plus sure en termes d’hygiène et de sécurité, mais également la plus moderne (et la plus coûteuse), est celle de l’extraction à base de C02 supercritique.

Bien que la plupart des grossistes se soient imprégnés de cette nouvelle technologie, il se pourrait que certains vendeurs continuent d’extraire le cannabidiol de manière artisanale, ce qui pourrait présenter des risques en termes de toxicité.

Prudence donc, sur la méthode d’extraction : le fait de filtrer correctement le CBD pourrait atténuer ces risques d’effets secondaires.

Inhalation ou sublingual

Sans surprise, le mode de consommation peut altérer le niveau de toxicité, et de facto les risques d’effets secondaires.

L’inhalation irrite les voies respiratoires et affecte le système nerveux central, pouvant causer des maux de tête, nausées, étourdissements, et de la somnolence, et ce en raison des quantités de produits chimiques potentiellement toxiques (telles que les substances contenues dans le papier consumé).

Le vapotage est également à éviter puisque « un nombre croissant de preuves indiquent un préjudice » potentiel concernant l’usage de la cigarette électronique selon un rapport de l’OMS publié en 2015. L’organisation invite d’ailleurs ses états membres « à envisager d’interdire ou de réglementer les inhalateurs électroniques ».

Il est donc préférable de consommer le cannabidiol sous forme d’huile, mais attention à l’ajustement du dosage.

Le taux de CBD et son dosage

Les niveaux de concentration en CBD atteignent parfois des sommets !

Le taux de CBD et celui en THC étant corrélé en raison de considérations biologiques propres aux cannabinoïdes, un produit vendu sur le marché dont la concentration en CBD est supérieure à 8% serait à proscrire dans la mesure où il ne pourrait pas respecter son obligation légale en France de taux en THC inférieur à 0,2%.

Seuls les vendeurs sérieux qui ne truquent pas les résultats et/ou les laboratoires agréés peuvent vous garantir un niveau de concentration adéquat.

Une fois assuré du (bon) niveau de concentration, il convient d’être vigilant quant au dosage : celui-ci doit être conforme à votre poids, aux bienfaits recherchés, ainsi qu’à vos habitudes de consommation.

Pour ce faire, il existe des tests vous permettant de connaître quel est le niveau de concentration en CBD qui correspond à votre profil.

Si vous êtes novice, préférez une concentration minimale, et augmentez éventuellement les doses au fur et à mesure que votre organisme s’habitue à la molécule